18 Juin Retour et Conclusion




Nous sommes finalement rentrés avec quelques heures de retard.
Dimanche midi un bus est venu nous chercher pour nous ramener à l'aéroport et prendre l'avion de 15 h qui est finalement parti à 16 h.
Arrivée à 22 h à Barcelone, récupération des bagages, sandwich et café, départ à 23 h 30, à la maison à 3 h 30.

Nous sommes très satisfaits de ce voyage.
Les paysages de l'Islande sont fantastiques, sauvages, c'est encore la nature à l'état pur.
Les photos que nous avons prises en témoignent.

La prestation de l'agence de voyages Destination Islande a été très bonne:
- pas de problème de réservation
- road book complet
- de bonnes suggestions d'activité
Nous avons choisi de passer par une agence car cela évite de tout organiser et ils connaissent le terrain. Je n'avais pas envie de passer 1 semaine à contacter les guesthouses.
Autre avantage: en cas de problème qui entraînerait une annulation ou une reprogrammation, c'est l'agence qui s'occupe de tout (et c'est gratuit grâce à l'assurance voyage). Nous l'avons expérimenté l'an dernier aux USA.

La compagnie d'aviation VUELING basée à Barcelone nous a posé des problèmes:
- A l'aller, vol annulé et reprogrammé le lendemain : "operational reasons"
- Au retour, vol annulé et reprogrammé le lendemain: "weather conditions"
A leur crédit, nous pouvons noter qu'ils ont pris en charge:
- un repas
- le transfert aéroport-hôtel et vive versa
- la chambre d'hôtel
Nous avons perdu 1/2 journée à l'aller.
Mais leur prix est vraiment compétitif: 600€ pour 2.

La voiture louée chez Europcar était une petite Kia, suffisante pour 2, en mettant 1 sac dans le coffre et l'autre sac sur la banquette arrière.
En Islande, on roule tranquille sur une route à 2 voies et on ne consomme presque pas  (5 litres/100).
Sur les pistes de terre et gravier, nous n'avons pas eu de souci, à condition de modérer la vitesse (30-40 km/h).
Nous avons parcouru 3000 km en 2 semaines.
Nous avions pris l'assurance protection rayure et jets de pierre; nous avons lavé la voiture avant de la rendre, les stations service N1 mettent à disposition gratuitement des brosses et tuyaux d'arrosage.
Nous ne sommes pas allés à l'intérieur de l'Islande car les pistes sont réservées aux véritables 4x4, avec franchissement de gués.

Le coût de la vie est élevé en Islande; que ce soit en table d'hôtes ou au restaurant, le prix d'un repas n'est pas inférieur à 50€ par personne.
On mange soit de la morue ou cabillaud (cod) soit de l'agneau (lamb) accompagnés de pomme de terre ou de petits légumes.
Le midi, nous avions choisi de déjeuner avec des sandwichs club, une boisson et cafés pour 15€ par personne, soit sans la nature soit dans la voiture si la météo ne le permettait pas.

La météo: alors que la France entrait en canicule nous avons eu des températures entre 5 et 10°C. Il y a parfois eu une pointe à 13-15°C. Du vent froid régulièrement.
La pluie ne nous a pas trop gênés car elle tombait quand on roulait et nous n'avons annulé que 2 excursions le 1 er jour, que nous avons rattrapées le lendemain.
On ne va pas en Islande pour se baigner dans l'océan, on se baigne dans les piscines d'eau thermale (37° dedans et 12° à l'extérieur).
Nous nous sommes habillés pour la circonstance: tenue de ski pour le haut et pantalon de moto ou jean. Nous avons complété la panoplie avec des bonnets aux couleurs de l'Islande.
Nous n'avons pas acheté de pulls islandais si tentants : le coût (200 à 250€)  et ensuite pas faciles à porter en dehors de l'Islande.

Les Islandais: ils maîtrisent tous très bien l'anglais. Franchement, nous n'avons eu des contacts que dans des échanges commerciaux. Dans les Guesthouses (chambres d'hôtes), c'était bonjour, au- revoir et enlevez vos chaussures.
Enfin, on n'est pas du genre à traîner dans les bars à boire des bières !

Le logement: nous avions choisi de partir en Guesthouses (chambres d'hôtes) avec sanitaires partagés.
L'infrastructure hôtelière est relativement peu développée (mais ça construit de partout) et l'office du tourisme islandais a encouragé les particuliers (fermiers la plupart du temps) à mettre en place une capacité d'accueil.
Dans la plupart des cas, nous n'étions pas logés chez l'habitant mais dans une annexe, souvent récente.
Comme on est à la campagne partout, la tranquillité est garantie.
Le petit déjeuner, très complet, est compris
L'option sanitaires partagés, permet de réduire les coûts qui comme la nourriture aurait tendance à s'envoler ( 150€).
Au début du mois de juin, la fréquentation touristique n'est pas forte, et nous n'avons jamais été gênés. Même si nous nous douchions 2 fois pas jour, nous n'avons jamais attendu devant la porte des sanitaires.
Les sanitaires sont propres parfois anciens ou très modernes: nous avons connu un endroit avec une douche à l'italienne avec plancher chauffant.
Certains réceptifs font table d'hôtes, si on souhaite se faire à manger, il y a l'équipent nécessaire.

Le soleil de minuit: ça existe ! Nous n'avons jamais connu la nuit ! En se couchant à 23 h, il faisait jour et en se levant à 7 h, il faisait jour.

L'Islande: en voiture ou en moto ?
Depuis la France, c'est 4 jours minimum de voyage aller: 2 jours pour aller au Danemark, puis 2 jours de traversée. Autant pour le retour.
Nous n'avons pas vu beaucoup de motos et c'était que des solos, 2 duos !
Nous avons passé 80% de notre voyage sur la route N°1, circulaire qui est bitumée ou sur des routes similaires.
Les autres 20% étaient sur des routes en terre battue, gravillonnées, avec des nids de poule et des passage en tôle ondulée (washboard); ça doit être éprouvant pour la moto et le pilote. Il faut aussi savoir se garer sur du gravier.
Enfin les conditions météo obligent de rouler en tenue de pluie.
Une expédition entre potes !

Mon meilleur moment ?
Notre agence nous avait indiqués un fjord peu fréquenté.
Au bout de 40 km  de pistes, nous débouchons sur le fjord et commençons à prendre en photo une épave. Soudain un souffle, nous apercevons une baleine !







17 Juin Reykjavik Kleifarvatn Seltun Blue Lagoon Airport Reykjavik

Nous partons à la découverte de Reykjavik. Nous sommes installés a la guesthouse Borggata en plein milieu du quartier ancien et de ses maisons colorées.
Le samedi, se croisent les touristes qui arrivent et ceux qui repartent et l'artère commerçante et ses magasins de souvenirs (tous les mêmes) est bondée. Le 17 Juin est le jour de la Fête de l'Indépendance et Police et voitures officielles occupent les rues.
 Nous nous dirigeons vers l'Harpa, immeuble d'architecture moderne, abritant opéra, centre de conférence. Sa visite nous met à l'abri de grosses averses qui éclatent régulièrement.






 Un détour vers la cathédrale, heureusement que nous sommes passés hier soir car aujourd'hui nous ne sommes pas seuls


Précédée des scouts et de la fanfare, la foule des islandais défilent dans une atmosphère bon enfant.







Il y a même des voitures de collection








Nous reprenons la voiture en direction de la région des lacs de Kleifarvatn, magnifique !











 Un peu plus loin, les solfatares de Seltun où nous respirons une dernière fois la bonne odeur des oeufs couvés




 Nous nous baignons au Blue Lagoon et nous ne manquons pas de nous enduire de crèmes à base de silice ou de lave.



Nous sommes en avance à l'aéroport, les premiers à l'enregistrement.

Une demi-heure avant l'embarquement, la compagnie nous annonce que le vol est annulé, de récupérer nos bagages et de nous réunir au point de rassemblement. Un officiel nous informe que des bus nous attendent pour nous amener vers de hôtels et qu'on nous tiendra informés là bas. Le personnel de l'hôtel nous dit qu'on en sera plus demain à 10 h. Plus que 10 mn à attendre !

Fini de rédiger à 10h08 dans le hall de l'hôtel.

16 Juin BORGARNES – VALLÉE DE REYKHOLT – HVALFJÖRÐUR – REYKJAVÍK



Nous avons passé la nuit à Anarstapi dans un bungalow un peu décrépi au bord de falaises de basalte dominant l'océan.




Nous repartons en marche arrière de quelques kilomètres vers Hellnar qui nous permet de revoir les colonnes et le phare que nous avons observés la veille et une petite église au bord de l'eau.




Arrêt aux gorges de Raudfeldsgja, qui sont au coeur d'une saga



Arrêt à Budir


On passe par des paysages magnifiques sans trop s'arrêter jusqu'à Borganes où nous trouvons un parking face au panorama.




Nous filons ensuite vers les cascades de Barnafoss






Traversée de Reykholt et de ses sources chaudes qui alimentent des serres





Une pluie fine se déclenche mais la température reste correcte entre 12 et 15 degrés : c'est bientôt l'été ! Nous nous engageons sur une dernière route en gravier dans la montagne qui débouche sur le Fjord des Baleines. Il est impressionnant même sans baleine !



Nous arrivons à Reykjavik : c'est étrange de retrouver de la circulation, des feux rouges et une route à 4 voies. Notre logement est situé au centre ville à quelques pas de l'artère commerçante et de la cathédrale.



Rédigé à l'aéroport le 17 juin.